• Cette nuit j'ai fait un rêve horrible.
    Je me promenais dans la rue avec mes amies quand un gang de jeunes hommes nous attaquaient chacune séparément, en nous injectant dans le sang de l'eau du robinet (pourquoi spécialement celle-là je ne sais pas !), ce qui était mortel. Je rentrais vite à la maison, en sentant mon bras meurtri me faire de plus en plus mal... J'appelais le 15, dans l'espoir qu'on me donne un conseil sur la marche à suivre pour ne pas mourir. La dame qui répondait me disait que c'était trop tard, que malheureusement il n'y avait rien à faire et que lorsque l'eau du robinet atteindrait mon coeur, ce serait la fin. Je commençais alors à paniquer, à exposer la situation à ma famille, qui tentait de me calmer et de trouver une solution. Le temps passant, je décidais de penser à une liste de dernières volontés, que je notais au stylo noir sur une feuille blanche : "Ne pas fouiller dans mes affaires, prévenir Nicolas, garder mes écrits et mes livres préférés,..." Je commençais à me poser la question du don d'organes mais je réalisais petit à petit ce que je n'avais jamais fait dans ma vie et que je ne pourrais plus faire si j'étais morte : aimer vraiment, voyager, être journaliste, avoir des enfants... Je n'avais vraiment vraiment pas envie de mourir, j'étais triste mais résignée en même temps, c'était étrange... Et puis finalement je demandais à mon père de chercher sur internet si le fait d'avoir de l'eau du robinet dans le sang portait un nom. Il trouvait en effet un nom et un remède : il fallait acheter sur e-bay une pierre spéciale qui, touchée par le mourant, ralentissait le chemin de l'eau du robinet dans le sang, et retardait donc la mort. Cette pierre apparaissait alors comme par magie, c'était une sorte de statuette en ivoire beige que je serrais de toutes mes forces entre mes mains, je sentais que ça me faisait aller mieux... Je commençais tout de même à envoyer des textos à tous mes amis, toutes mes amies, tous les gens que j'aimais : je leur disais que j'allais mourir, que c'était comme ça, mais que je les avais beaucoup aimés dans ma vie, qu'il ne fallait pas m'oublier... Et je pleurais, je pleurais, je tenais tellement à la vie...
    La dernière image que j'ai eu était mes mains serrant à nouveau la pierre.
    Et je me suis réveillée. Mal à l'aise....



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  • J'adore cette lettre extraite des Liaisons dangereuses, où Valmont écrit à la femme qu'il aime sur le dos de son ancienne maîtresse Emilie, dans son lit...



    LETTRE XLVIII<o:p />



    Le vicomte de Valmont à la présidente de Tourvel (timbrée de Paris.)<o:p />



    <o:p> </o:p>



    C'est après une nuit orageuse, et pendant laquelle je n'ai pas fermé
    l'œil ; c'est après avoir été sans cesse ou dans l'agitation d'une ardeur
    dévorante, ou dans l'entier anéantissement de toutes les facultés de mon âme,
    que je viens chercher auprès de vous, Madame, un calme dont j'ai besoin, et
    dont pourtant je n'espère pas jouir encore. En effet, la situation où je suis
    en vous écrivant me fait connaître plus que jamais la puissance irrésistible de
    l'Amour ; j'ai peine à conserver assez d'empire
    sur
    moi pour mettre quelque ordre dans mes idées ; et déjà je prévois que je
    ne finirai pas cette Lettre sans être obligé de l'interrompre. Quoi! ne puis-je
    donc espérer que vous partagerez quelque jour le trouble que j'éprouve en ce
    moment? J'ose croire cependant que, si vous le connaissiez bien, vous n'y
    seriez pas entièrement insensible. Croyez-moi, Madame, la froide tranquillité,
    le sommeil de l'âme, image de la mort, ne mènent point au bonheur ; les
    passions actives peuvent seules y conduire ; et malgré les tourments que
    vous me faites éprouver, je crois pouvoir assurer sans crainte, que, dans ce
    moment, je suis plus heureux que vous. En vain m'accablez-vous de vos rigueurs
    désolantes, elles ne m'empêchent point de m'abandonner entièrement à l'Amour et
    d'oublier, dans le délire qu'il me cause, le désespoir auquel vous me livrez.
    C'est ainsi que je veux me venger de l'exil auquel vous me condamnez. Jamais je
    n'eus tant de plaisir en vous écrivant ; jamais je ne ressentis, dans
    cette occupation, une émotion si douce et cependant si vive. Tout semble
    augmenter mes transports
     : l'air que je respire est plein de volupté ; la table même sur
    laquelle je vous écris, consacrée pour la première fois à cet usage, devient
    pour moi l'autel sacré de l'Amour ; combien elle va s'embellir à mes yeux!
    j'aurai tracé sur elle le serment de vous aimer toujours! Pardonnez, je vous en
    supplie, au désordre de mes sens. Je devrais peut-être m'abandonner moins à des
    transports que vous ne partagez pas : il faut vous quitter un moment pour
    dissiper une ivresse qui s'augmente à chaque instant, et qui devient plus forte
    que moi.


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  • J'adore ce groupe. Il me donne de l'énergie. Il me rend triste parfois aussi. Il me fait penser à plein de choses. Je l'ai tout le temps dans la tête. Les multiples voix pour chaque mélodie, les notes originales, jamais entendues à l'époque.
    Mon père m'a raconté qu'à l'époque de la sortie de Breakfast in America, il vivait donc aux Etats-Unis et s'était abonné à un organisme qui lui offrait des disques moins chers par correspondance, et le premier CD qu'il avait acheté, c'était celui-là, Supertramp. A l'époque c'était du jamais entendu, et le disque a eu un succès mondial mérité...



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  • J'me sens pas belle.
    J'me sens toute seule.
    Mais je me débrouillerai toute seule.



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  • J'ai toujours eu un complexe d'infériorité par rapport aux autres filles que connaissent mes amis. J'ai toujours voulu être la préférée des amies, surtout avec quelques personnes, dont Thibault. Certains y verront sans doute des mots à évocation amoureuse, mais sachez que les mots pour exprimer l'amitié et l'amour sont peu différents. Quand j'exprime l'amour véritable, je parle souvent avec plus de sensualité que dans ce poème que j'ai pensé de façon amicale.

    Il faut savoir aussi que c'est la première fois que je suis confrontée à ce genre de situation, qui est celle d'un manque profond d'une personne qui m'est très chère. Personne autour de moi n'avait encore déménagé, et je n'ose imaginer ce que ce sera lorsque je devrai partir suivre mes études loin de tous et toutes ceux (celles) que j'aime. Je suis quelqu'un de très excessive, et quand je suis heureuse c'est beaucoup. Malheureusement c'est aussi vrai pour la tristesse...




    A Thibault.

    Serre-moi plus fort qu'elles
    Serre-moi comme jamais
    Un baiser tourterelle
    Un baiser sur le nez
    Tu t'en vas et c'est dur
    Tu t'en vas et c'est loin
    Et la souffrance pure
    Fait couler dans mes mains
    Les larmes de mes yeux
    Les larmes de mon coeur
    Cette eau est un aveu
    Je n'ai pas de rancoeur
    Je pense aux tourterelles
    Je pense à mes regrets
    Ca me fait plus mal qu'elles
    Ca me fait mal comme jamais.

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